L'UJPLA POUR LA SÉCURITÉ DES JOURNALISTES, LA PROMOTION D'UNE PRESSE LIBRE, INDÉPENDANTE ET CRÉDIBLE EN AFRIQUE.

Cameroun/ Déclaration de l’UJPLA sur la condamnation des journalistes Christophe Bobiokono et Irène Mbezele du journal « Kalara » à deux ans de prison avec sursis

L’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA), fondée le 18 août 2020,  a appris avec préoccupation le verdict rendu le 18 décembre 2020 par la Cour d’appel du Centre à Yaoundé dans l’affaire opposant l’hebdomadaire Kalara, son directeur de publication, Christophe Bobiokono, et sa journaliste Irène Mbezele à l’ancienne députée du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Me Faustine Fotso Cheubou Kamdem.

L’UJPLA apporte sa totale solidarité au directeur de publication de Kalara, Christophe Bobiokono condamné à deux ans de prison avec sursis, 3800 euros d’amende et 15300 euros de dommages et intérêts, et à sa collaboratrice Irène Mbezele condamnée à la même peine assortie de 2300 euros de dommages et intérêts pour « diffamation et outrage à corps constitué ».

Exprimant son total engagement à défendre la liberté de la presse dans tous les pays du continent africain, l’UJPLA se met à la disposition des distingués journalistes Christophe Bobiokono et Irène Mbezele auxquels elle apporte son soutien multiforme aux deux journalistes condamnés pour avoir publié en octobre 2018 des articles sur la base d’un enregistrement sonore de l’ancienne députée dans lequel la députée Me Faustine Fotso avouait influencer la justice.

L’UJPLA souhaite par ailleurs un apaisement total qui ira jusqu’à l’abolition totale de la peine pécuniaire par les juridictions supérieures camerounaises.

Abidjan, 24 Décembre 2020

Yao Noël

Président

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